12 juin 2014

Un prequel à la Floraison

 

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A l'occasion de la Japan Expo, les éditions de l'Homme Sans Nom, où est publiée la saga, proposera un recueil de nouvelles dont les bénéfices seront reversés à une association caritative. Or, le petit texte que j'ai composé à cette occasion constitue un prequel au premier tome de Rose Morte.

Si votre curiosité est piquée mais que vous ne pouvez malheureusement pas vous rendre à Paris pour la Japan Expo, début juillet, sachez que ce recueil sera disponible via le site d'HSN quelques temps après le salon. Vous pourrez ainsi vous le procurer, si le coeur vous en dit, afin de découvrir ce petit prequel... ;)

En attendant, je vous souhaite à tous bonne continuation, et vous donne rendez-vous d'ici quelques semaines pour le prochain concours sur la page facebook de la saga (Comment ? Vous ne l'avez pas encore "liké" ? Rhooo ^^) !

 

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01 juin 2014

Interview pour Toshokan

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Pour parcourir l'interview à laquelle j'ai eu le plaisir de répondre pour Toshokan, rendez-vous ici

 

  

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Merci à Eric pour cette interview :) !

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17 novembre 2013

la Floraison en ebook pour Noël !

 

 

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En ce beau dimanche après-midi, j'ai le plaisir de vous annoncer que les éditions de l'Homme Sans Nom sortiront trois titres de leur catalogue en numérique à l'occasion des fêtes de Noël !

Et parmi les ouvrages qui sortiront en e-book, il y a aura... la Floraison, premier tome de Rose Morte !

Alors à vos liseuses, et rendez-vous à Noël (en tout cas je l'espère) :)))  !

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02 septembre 2013

Interview pour Les éphémères gourmandises de Lilou

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Pour parcourir l'interview à laquelle j'ai eu le plaisir de répondre pour les Ephémères Gourmandises de Lilou, rendez-vous ici

 Il y a quelques morceaux d'exclu dedans, alors n'hésitez pas à aller jeter un oeil ;)

 

 (je la recopierai ici quand j'aurais le courage ^^' !)

 

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Merci à Lilou pour cette interview :) !

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29 avril 2013

Interview pour le Calidoscope

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Pour parcourir l'interview que j'ai eu le plaisir de rédiger pour le Calidoscope, rendez-vous ici

 Il y a quelques morceaux d'exlu dedans, alors n'hésitez pas à aller jeter un oeil ;)

 

 

 

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Merci à Cali pour cette interview :) !

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28 avril 2013

Interview par l'Antre Culturel

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Pour parcourir cette interview sur la page de "l'Antre Culturel", rendez-vous ici

 

 

Pouvez-vous vous présenter ?

Céline Landressie : Je suis Céline Landressie. J’ai 34 ans. Littérairement parlant, je compte au nombre des autodidactes. Je me consacre actuellement à l’éducation de mon petit garçon, et dans les minutes creuses qu’il veut bien me laisser, m’efforce de gagner mes galons d’écrivain.

Avez-vous effectuez beaucoup de recherche quand aux éléments historiques situant votre roman ?

CL : Oui, beaucoup. La fin du XVIe siècle n’est pas une période qui m’était familière, car, bien que j’aime l’histoire, je suis loin d’être une amatrice éclairée. Mais puisque je souhaitais positionner la saga dans la réalité que nous connaissons, je devais la respecter. Avant de me mettre à écrire, j’ai donc passé près de 6 mois à lire divers ouvrages et à aller à la recherche d’informations utiles pour rendre cette toile de fond historique aussi juste que possible. Et, comme toujours lorsque l’on effectue des recherches, j’ai trouvé des éléments qui vinrent naturellement enrichir l’intrigue.

Pourquoi cette période ?

CL : Ce n’était pas un choix effectué par affinité, mais bien une période qui me fut imposée par le scénario. J’ai vite découvert que, comme presque toutes les époques, le XVIe siècle regorgeait de faits marquants. Les plus impressionnants étant ceux ce qui entourèrent les conflits politico-religieux, lesquels s’insinuaient dans toutes les strates de la société. Ce « hasard » scénaristique fut heureux, car l’immersion dans la France d’Henri IV fut très intéressante.

Que ce soit Eileen ou le Comte de Janlys, vos personnages ont une très grande force de caractère, vous inspirez vous de personnes ayant existé ?

CL : Oui et non. Je dois dire que je n’ai que très peu de goût pour les personnages hésitants ou effacés. Il n’est pas impératif d’être une créature craintive pour susciter l’empathie. Un être au fort tempérament qui lutte de toutes ses forces pour garder la maîtrise de sa vie, en dépit des tourments que celle-ci lui inflige, est tout aussi touchant qu’une personnalité fragile qui serait plus visiblement malmenée. Car la principale différence entre ces deux types de tempérament réside dans la perception qu’en ont les autres. Pourtant, ni la combativité, ni la détermination, ni l’endurance ou la vaillance d’un être ne le protège des difficultés de la vie. Cela ne lui retire pas non plus sa faculté à s’émouvoir, ou à souffrir. Les chagrins et les drames s’abattent tout autant sur ces personnalités que sur les autres. Elles en souffriront comme tout un chacun, mais seront en cela poignantes que malgré leur douleur, elles continueront de lutter. Ce sont ces personnalités-ci qui m’inspirent les élans les plus forts, probablement car j’ai eu la chance d’être entourée de plusieurs d’entre elles.

Le vampirisme est un thème de plus en plus récurrent, quel serait les titres (que ce soit au cinéma ou dans la littérature) vous ayant le plus marqué ?

CL : La littérature vampirique a pris son envol il y a un peu plus de deux siècles de cela, et n’a jamais cessé de fasciner les foules depuis. Le mythe de la créature vampirique remonte, lui, à des temps immémoriaux. Il fut transmis de génération en génération, sous une multitude d’aspects, de noms, et à travers tous les continents. En d’autres termes, bien que le Dracula de Stocker ait porté ce mythe au pinacle des créatures fantastiques, le fait est que cette légende nous accompagne depuis toujours. Elle est dans notre inconscient collectif. Ce pourquoi l’on retrouve encore très souvent cette créature dans les films, ou dans les romans de fantasy urbaine (pourtant pas nécessairement dédiés à ce mythe).

En ce qui me concerne, je suis bien davantage inspirée par cet inconscient collectif, évoqué ci-dessus, que par une véritable culture du mythe vampirique. Toutefois, si je devais citer les œuvres qui me marquèrent en ce domaine, il y aurait l’adaptation cinématographique du Dracula de Bram Stocker par Francis Ford Coppola, ainsi que la lecture d’Entretien avec un vampire, d’Anne Rice et son adaptation cinématographique. J’aime aussi beaucoup Fright Night, un teen-movie des années 80, qui fait partie de mes films cultes.

De part votre construction, le roman glisse petit a petit vers le surnaturel, pourquoi ce choix ?

CL : Au même titre qu’il ne peut y avoir d’ombre sans lumière, il ne peut y avoir de fantastique qu’au cœur de l’ordinaire. On ne s’émerveille que devant ce qui sort du commun. Aussi, pour ressentir pleinement la portée d’événements surnaturels, et pour se figurer l’impact que cela peut avoir sur celui ou celle qui les vit, il faut d’abord s’immerger dans le quotidien des personnages. Dans le cas présent, il s’agit d’un quotidien particulier puisque très différent de nos vies modernes.

Le glissement qui s’opère peu à peu de ce quotidien ennuyeux et redondant vers un monde fantastique mène le lecteur par le même voyage que traverse Rose. Ses questionnements, ses incrédulités, ses angoisses, tout cela est partagé par le lecteur et constitue de fait une mise en place indispensable à la psychologie des personnages, ainsi qu’aux bases du monde dans lequel ils évoluent.

Votre Roman prend place en Normandie, pourquoi ce choix de région ?

CL : Parce que j’y suis née. Rouen est une très belle ville historique, les vestiges et les témoignages du passé y sont légions. J’ai toujours été intriguée par toutes ces vieilles pierres et l’histoire qu’elles laissaient deviner. Me promener sur les pavés de la rue du Gros-Horloge, entre ces longues enfilades de maisons à encorbellements, pour enfin déboucher sur le parvis de la majestueuse cathédrale était chaque fois une expérience. J’ai eu envie de partager cela.

Du reste, la France est un très vieux pays, riche d’une histoire prodigue en récits chevaleresques et surprenants, ainsi qu’en figures emblématiques. C’est le terreau idéal pour y développer un univers antique et crépusculaire, tel que celui de Rose Morte.

Quels sont vos projets ?

CL : Oui, Ils sont multiples ! Tout d’abord, j’espère de tout cœur que Rose Mortepourra continuer d’exister, car cet univers et ses personnages m’inspirent de quoi écrire davantage que les 5 tomes prévus. Peut-être sous forme de spin-off, et d’une « dilogie »supplémentaire ? Je n’en sais rien. Pour le moment, ce ne sont que des idées en l’air, assujetties à de nombreux facteurs. Mais pour ce qui est de l’envie d’écrire ces annexes/suites, au jour d’aujourd’hui il n’y a aucun doute : c’est dans mes projets. Que ce soit ou non publié au final, il devient de plus en plus évident que j’ai besoin de les écrire.

J’ai aussi diverses idées de romans fantastiques que j’ai envie de creuser. Dont un particulièrement qui pourrait bien être le roman« d’après » Rose Morte.

Il y a également un projet orienté fantasy qui dort des mes tiroirs depuis de nombreuses années. Il n’est pas exclu que je m’y penche sérieusement un de ces jours.

Ayant été un peu rôliste, je retrouve des éléments intéressants du monde de «world of darkness », 'vampire la mascarade', est-ce un choix voulu ou un pur hasard?

CL : Pur hasard. Je ne connaissais absolument pas ce monde. Ce fut un proche qui m’en parla une fois que je commençai à lui expliquer l’univers de Rose Morte. Je suis pourtant incapable de parler des éventuelles ressemblances car je ne me suis pas intéressée à cet ouvrage. Je dirais même qu’au contraire, je m’en suis tenue soigneusement à l’écart, pour être certaine de garder intacte la vision de mon univers. Précaution que je prends de façon générale, d’ailleurs.

Quels conseils donneriez vous aux personnes souhaitant se lancer dans l'écriture ?

CL : Il n’existe pas d’école pour devenir écrivain. On a cette passion en soi, ou on ne l’a pas. De ce fait, je ne pense pas que quiconque puisse vraiment donner un conseil à ce sujet. Hormis peut-être celui-là : si vous avez envie d’écrire, alors faites-le avec sérieux et mettez-y tout votre cœur. Car comme dans la pratique de toutes disciplines ou de toutes formes d’art, il faut être prêt à fournir un énorme travail.

*  *  *

Merci à Xénédra pour cette interview :) !

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25 mars 2013

Nominée aux Futuriales 2013 !

 

Comme indiqué dans le titre de ce message, j'ai eu le plaisir d'apprendre  que "La Floraison" était nominé pour le prix Révélation (adulte) organisé par le salon Les Futuriales \o/ !

Sont également nominés Nicolas Debandt et Marc-Antoine Fardin, pour "le Crépuscule du Cristal (Iluvendan, tome 2), paru chez HSN.

Je nous souhaite bonne chance ! On ne sait jamais, sur un  quiproquo...

 

 

 

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11 février 2013

Interview par "Ma Bouquinerie"

 

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Pour parcourir mon entrevue avec Mélusine sur la page de "Ma Bouquinerie", rendez-vous ici  (juste sous la chronique).

 

 

Mélu : Rose Morte nous plonge dans une période historique à la fois sombre et très raffinée. D’où vous vient cet intérêt pour cette période historique et ses conflits politico-religieux ?

Céline Landressie : Je n’ai pas d’intérêt particulier pour la période citée, mais plutôt pour l’histoire de France en général. Lorsqu’on prend le temps de se pencher sur notre passé, on s’aperçoit combien celui-ci peut être riche. Chaque période de l’histoire présente son intérêt propre, ses figures emblématiques – dont certaines ont eu un destin romanesque, digne des plus grandes fictions –, et ses enjeux géopolitiques. Quand l’on prend de la hauteur part rapport à tout cela, l’on peut voir combien chaque époque a contribué, par touche successive, à façonner ce que nous sommes aujourd’hui.
Si j’ai choisi comme cadre la fin du XVIe siècle, ce fut davantage à des fins scénaristiques que pour répondre à un attrait particulier. D’ailleurs, ce siècle m’était assez méconnu, et pour satisfaire à mes exigences de réalisme et de crédibilité, j’ai dû beaucoup me documenter.

Mélu : Il me semble que la veine fantastique du roman se démarque des romances à la mode dans la bit-lit et renoue avec le mystère et l’horreur. Quels sont vos références, vos influences, vos envies en la matière ?

Céline Landressie : Je suis tout à fait ravie que vous ayez noté une différence, car à mon sens, cette saga ne s’inscrit pas sous l’étiquette bitlit. J’ai quelques difficultés avec le terme, pour ne rien vous cacher. Selon moi, la bitlit est davantage un mouvement commercial qu’autre chose. Il s’agit d’une dénomination éditoriale créée pour être fashion, sous laquelle on a rassemblé des romans susceptibles de plaire au public visé initialement, soit un lectorat d’adolescent et de jeunes adultes. Je ne me retrouve pas dans cette tendance, ni dans ce que j’ai pu apercevoir des romans qualifiés comme étant de la bitlit. En vérité, je ne comprends pas même l’utilité de cette dénomination. Il existait déjà les termes « fantasy urbaine » pour désigner les univers fantastiques contemporains peuplés des créatures mythiques – sorcières, loup-garou, fées, démons, etc. Cette appellation me semblait parfaitement adaptée pour désigner les ouvrages en question. La seule explication que je vois à la naissance de l’estampille éditoriale « bitlit », prétendant fusionner fantasy urbaine et littérature vampirique, est purement commerciale. En ce qui me concerne, je fais le distinguo : bitlit et littérature vampirique ne sont pas identiques. Bien que l’on puisse traiter de créatures à crocs dans l’une et l’autre catégorie, et même si – inconscient collectif et poncifs aidant – des points concordants se retrouvent dans les ouvrages des différents types, le traitement en est lui différent.

Je n’ai rien contre les romans labellisés bitlit, d’une part car il est important que le paysage littéraire soit varié afin de satisfaire toutes les inclinaisons du lectorat, et d’autre part parce qu’il y a certainement de bons titres à ranger dans cette catégorie. Ce qui m’ennuie, en revanche, c’est que littérature vampirique et bitlit ne semblent pas pouvoir coexister. Pourquoi ? Eh bien, force est de constater que ces dernières années, la bitlit a littéralement asphyxié son aïeule sous sa masse. À tel point que cela a contribué à décrédibiliser le sous-genre initial, pourtant éminemment respectable. Lorsque vous mentionnez les mots « littérature vampirique » aujourd’hui, une grande partie du public entend « bitlit ». Il pense alors Twilight ou Vampire Diaries, et s’imagine illico que vous écrivez des historiettes pour adolescents post-pubères. C’est dommage.

Je ne connaissais pas du tout le terme « bitlit » avant que mon éditeur ne le prononce dans une conversation. J’étais même passée totalement à côté du battage médiatique fait autour des romans/films/séries susnommés ; je ne les ai découverts qu’au terme de l’écriture de « La Floraison ». Cela m’a fait un choc, je dois dire. J’avais la sensation qu’à cause de cela, personne ne voudrait donner sa chance à Rose Morte. Fort heureusement, les éditions de l’Homme Sans Nom se sont avérées bien au-dessus de considérations purement marchandes. La richesse et l’intelligence des textes sont au cœur des choix éditoriaux d’HSN. C’est ce qui en fait l’une des meilleures maisons d’édition en activité.

De surcroît, depuis la sortie de la Floraison, j’ai pu constater que non seulement le public avait une réelle curiosité pour une littérature plus recherchée, mais qu’il avait aussi des goûts bien plus subtils et plus vastes que ce que le matraquage commercial pourrait laisser croire. Comme quoi, il faut toujours faire confiance aux lecteurs ! D’ailleurs, je ne les remercierais jamais assez de se pencher sur cette saga  avec un tel enthousiasme. Pour moi, c’est extrêmement précieux. Pour refermer cette longue parenthèse, je dirais donc que mon domaine de prédilection est le fantastique. Et, dans le cadre de Rose Morte, le sous-genre littérature vampirique ; lequel est tout de même vieux de près de deux cent ans. Le mythe de la créature buveuse de sang a, quant à lui, précédé le genre littéraire de plusieurs siècles, sous divers noms et à travers des dizaines de pays. Nous désignons aujourd’hui la créature en question sous une unique appellation, mais c’est une déformation due à la culture moderne – notamment pour cause du succès des écrits de John Polidori, puis de ceux de Bram Stocker. Il ne faut cependant pas oublier que le mythe lui-même est ancestral, et, surtout, protéiforme. En conclusion, ce n’est pas que Rose Morte renoue avec le mystère et l’horreur, mais plutôt qu’il n’a jamais quitté les fondamentaux de la littérature fantastique et vampirique.

Après cette longue digression, j’en reviens à la question concernant mes références. En toute honnêteté, je n’ai pas de références précises. J’aime énormément de choses. Mes influences sont de ce fait composées de tout ce qui me fait vibrer, aussi bien dans les domaines fantastiques que classiques, que ce soit littéraire ou cinématographique. Toutefois, si je devais citer des noms pour tenter de définir mes inspirations, je dirais qu’il y a dans ma plume et mon univers un peu de Bram Stocker, de Jane Austen, de Stephen King, de Pierre Choderlos de Laclos, d’Anne Rice, d’Agatha Christie... et de Stan Lee ^^ ! Un éventail particulièrement vaste, qui se nourrit d’une multitude d’éléments hétéroclites.

Mélu : La quatrième de couverture est particulièrement énigmatique, et le mystère est savamment entretenu tout le long du roman sur sa réelle teneur: est-ce difficile de rester dans une telle retenue? N'y a-t-il pas un peu de frustration?

Céline Landressie : C’est peut-être étrange, mais non, je n’ai pas ressenti de frustration en entretenant le mystère. Au contraire. Il semble que j’ai ce que mes proches appellent « le sens du détail ». Je me plais d’ailleurs à semer de-ci de-là des détails qui ne seront compréhensibles qu’avec le recul d’un ou plusieurs tomes.
Cette saga, je l’ai pensé dans son entièreté (du moins, pour les grandes et moyennes lignes), je l’ai travaillé, j’ai rédigé des pages et des pages de notes à propos d’éléments qui ne seront peut-être jamais mis en lumière, mais qui influencent pourtant le récit chaque fois que je prends la plume. La densité de cet univers est une source d’inspiration en soi. Le seul inconvénient est qu’il me faudra sûrement faire des choix pour déterminer quels éléments seront révélés, et quels autres seront passés sous silence.
Si la quatrième de couverture est aussi énigmatique, c’est en partie dû à mon insistance auprès de l’éditeur pour ne pas que soit révélé le sous-genre auquel cette saga appartient. Il ne s’agissait pas de coquetterie, mais plutôt de prudence. Le phénomène bitlit m’ayant rendu très circonspecte, mon éditeur a respecté cette inquiétude et s’est évertué de rédiger une accroche qui ne cantonnerait pas le roman à une seule étiquette. Car à bien y regarder, Rose Morte est plus proche de l’hybride que du roman fantastique lambda (si vous me permettez ce raccourci). On trouve certes dans ces pages du fantastique, mais aussi de l’historique, du polar, du romantisme, et même une pointe d’horreur parfois. Sa narration oscille entre modernisme et classicisme, à l’image du récit lui-même qui présente un personnage résolument avant-gardiste évoluant dans un siècle où l’obscurantisme était encore roi... L’éditeur a su respecté cela en rédigeant une quatrième de couverture qui n’écarterait aucun des publics susceptibles d’être intéressés par cet univers. Je lui en suis très reconnaissante.

Mélu : Le tome 2 de Rose Morte sort bientôt : pouvez-vous nous en dire plus sur cette série et ce qui l’attend ?

*à propos du tome 2 !* Céline Landressie : Alors, que vous dire qui ne gâchera pas le plaisir de la découverte... D’abord, comme toute saga qui se respecte, le second tome entrera plus rapidement dans son sujet que le premier. La Floraison entraînait le lecteur à la suite de l’héroïne dans son périple entre monde pragmatique et fantastique. Au commencement de Trois épines, le second tome, cette transition est déjà effectuée. Elle est acquise. Ce qui ouvre beaucoup de perspectives narratives...
D’autre part, le contexte historique sera légèrement en retrait dans le deuxième opus, ce pour une simple question de cohérence contextuelle et scénaristique. Puis, si je qualifie volontiers cette saga d’historico-fantastique, le maître mot est et restera toujours « fantastique ». La petite prise de distance avec le décor historique facilitera sans doute la compréhension du texte, par certains aspects... Je m’étendrais volontiers sur le sujet mais, je ne le peux pas encore. J’aurais sans doute l’occasion d’y revenir après la sortie du livre.
Enfin, la tonalité très intimiste, voire introspective, de la narration sera identique. La psyché des personnages est un point d’orgue. Il me serait impossible de ne pas me pencher sur la complexité des relations humaines, puisque selon moi, le rapport à autrui est au cœur de toute chose.

*  *  *

Merci à Mélusine pour cette interview :) !

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06 janvier 2013

Prix Merlin 2013 : titres en lice

 

Une amie m'a signalé que "La Floraison", premier tome de Rose Morte, figurait sur la liste des ouvrages en lice pour le Prix Merlin 2013 ! ...  Il va tomber un satellite, là o_Ô ... *surveille le ciel d'un oeil inquiet*

Plus sérieusement, le simple fait de figurer sur cette liste me réjouis. Et ce qui me fait plus plaisir encore, c'est d'y figurer aux côtés de mes confrères de l'Homme Sans Nom. Comme quoi, cette maison d'édition abrite des pépites ;)

 

 

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19 décembre 2012

Interview par Blue-Moon.fr

 

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Pour parcourir mon entrevue avec Callixta sur la page de BlueMoon, rendez-vous sur ici.

 

Blue-moon : Nos lecteurs n’ont pu vous découvrir qu’à travers la critique du votre roman et sont certainement très curieux de vous connaître davantage. Qui est donc Céline Landressie ?

Céline Landressie : Que dire ? Eh bien... j’ai 34 ans, suis d’une nature enjouée mais très nerveuse, et suis maman d’un petit garçon âgé d’un peu plus de deux ans qui occupe presque tout mon temps. Concernant la question de mon cursus (que l’on m’a plusieurs fois posée), cela vous surprendra peut-être mais je n’en ai pas le moindre. Ayant eu un parcours quelque peu... atypique, dirons-nous, j’ai rapidement quitté les bancs de l’école. Ma scolarisation a pris fin au collège, lors du premier trimestre de quatrième. Mis à part une formation professionnelle accélérée d’une dizaine de mois, qui déboucha sur un diplôme de comptabilité, je n’ai jamais plus fréquenté le moindre établissement d’enseignement scolaire ou parascolaire. Je compte donc au nombre des autodidactes.

Blue-moon : Votre roman est très inscrit dans l’histoire du seizième siècle. Avez-vous un goût particulier pour l’histoire, pour cette période en particulier ? Comment avez-vous travaillé pour vous documenter sur cette période très troublée mais si riche ?

C. L :J’ai toujours été fascinée par l’histoire. Spécialement par l’histoire de France, laquelle est riche en conjurations variées et trahisons retentissantes. Cependant, je n’aurais jamais le culot de prétendre être une amatrice éclairée, ni même une amatrice tout court. J’aime l’histoire, oui, mais j’ai dans sa connaissance d’énormes lacunes. Hélas ! Le XVIe siècle m’était plutôt méconnu. Comme j’ambitionnai pour la saga une dimension vraisemblable d’un point de vue historique, j’ai passé plus de six mois à lire divers ouvrages traitant de la période, et des personnages emblématiques qui y vécurent. Par la suite, lors de la rédaction du roman à proprement parlé, je me suis souvent interrompue pour vérifier tel ou tel autre point. Des recherches parfois longues et fastidieuses, mais que je n’envisageai pas d’ignorer. Puisque cette saga se veut réaliste historiquement parlant, je continuerai à travailler cet aspect autant qu’il me semblera nécessaire pour que le « cadre » soit plausible.

BM :  Votre style est très soigné et fluide et est d’ailleurs un des grands plaisirs de lecture du livre. Est-ce pour coller à l’époque ancienne de votre histoire ou un goût pour notre langue ?

CL : Il est essentiel que la narration colle un minimum à l’époque qu’elle dépeint. Mais ce style est véritablement le mien, il m’est naturel. J’ai besoin de beaucoup de calme pour travailler, j’écris très posément, car je recherche le mot juste, la tournure exacte pour décrire ce que j’ai en tête. Ce pourquoi je peaufine et remanie à l’envie, jusqu’à obtention du degré d’émotion/subtilité/clarté (rayez la mention inutile) souhaité. J’attache également une grande importance à la musicalité du texte. Lorsque je me relis, si le texte « accroche », je ne peux pas continuer tant que ce n’est pas rectifié. Car selon moi, qualité et accessibilité ne sont pas antagonistes. Quand je prends la plume, je m’efforce de mériter l’un et l’autre de ces adjectifs.

BM :  Vos personnages principaux sont fascinants tout particulièrement Rose qui est une femme atypique pour son époque. D’où est venue l’inspiration pour la créer ? A-t-elle un modèle qui a existé ?

CL : Rose est une femme avant-gardiste et courageuse, comme il y en eut à toutes les époques. La genèse de ce personnage réside sans doute dans mon manque de goût pour les héroïnes frêles et indécises. Pour être touchant, un individu n’a pas nécessairement à être faible. La combativité ou la vaillance d’un être ne lui enlève en rien sa faculté à s’émouvoir. Être doté d’un solide caractère ne préserve pas des revers de la vie. Cela n’empêche pas non plus d’en souffrir. Très loin s’en faut... Si j’en ai l’intime conviction, c’est aussi que j’ai eu la chance d’avoir autour de moi des femmes de cette trempe. D’autre part, de même que l’on amalgame trop souvent romantisme et mièvrerie, il me semble que l’on confond volontiers sensibilité et sensiblerie. Un gouffre sépare pourtant chacun de ces termes. Je désirai un personnage qui soit le rappel de ces nuances. Rose est sensible, oui, voire émotive, mais c’est surtout une femme forte et combattive aux prises avec un monde intransigeant.

BM : Votre héros, Artus, est tout aussi fascinant. C’est le personnage paranormal du récit même si jamais sa nature n’est vraiment dite dans le livre. Il a pourtant toutes les caractéristiques de ceux de son espèce : il est séduisant, charismatique, fascinant et dangereux. Là aussi, d’où vient ce personnage ?

CL : Les qualificatifs que vous énumérez sont ceux que notre inconscient collectif attribue à ces créatures. Ma conception personnelle reprend une partie de cette vision et l’entremêle à une déclinaison du mythe qui m’est propre. Le personnage d’Artus est (j’espère) aussi dense, complexe, ambivalent et captivant dans le roman qu’il m’apparaît lorsque je l’évoque... Quant à rationnaliser le comment et le pourquoi il est ainsi fait, je ne le pourrais pas. Il est comme cela. C’est tout.

BM : Votre roman se découpe en deux parties très distinctes. Dans la première, il s’agit d’une intéressante histoire qui aurait pu déboucher sur un roman historique, la seconde est bien plus mystérieuse et surnaturelle et tout laisse à penser que la suite le sera aussi. Avez-vous voulu ainsi cette construction, pour surprendre le lecteur, le faire glisser lentement dans le paranormal ?

CL : C’est tout à fait cela. Parce que le fantastique n’existe qu’au cœur de la banalité, j’ai souhaité amener le lecteur à effectuer le même angoissant périple que le personnage principal. J’ai voulu qu’il assiste lui aussi à l’altération de cette banale réalité. Or, pour que le lecteur prenne vraiment la mesure de cette modification, et de ses répercussions, il fallait d’abord qu’il ait suivi la ritournelle du quotidien au côté du personnage. Une rengaine qui peut être difficile à percevoir pour nous. Car de nos jours, les logis grouillent de milles activités possibles. On saute de la télé à la console, puis de la console à l’ordinateur, sur lequel on surfe distraitement tandis que l’on envoie un SMS à un ami pour programmer une soirée ciné... Or, au XVIe siècle, il n’y avait rien de si trépidant. La vie s’écoulait sur un rythme beaucoup plus lent, et l’on sentait bien davantage le passage du temps. Cette monotonie (très pesante lorsqu’on était née femme et aristocrate) était, pour moi, importante à faire passer afin que le lecteur appréhende bien ce qu’est la vie de Rose.

BM : En tant que lectrice de romance, j’ai trouvé que tout était réuni dans votre roman pour une grande histoire d’amour entre vos héros, Rose et Artus. Je ne vais pas vous demander si cela sera le cas, car je pense que vous ne répondrez pas totalement ! Mais je pense que vous pourriez un jour écrire une très belle romance historique. Qu’en pensez-vous ?

CL : J’en pense que je vous sais gré de tous ces éloges ! Toutefois, je crains fort de n’avoir pas l’envie d’écrire une « simple » romance. Si j’ai un goût prononcé pour le romantisme, je ne peux le décliner sans adjoindre le sel du merveilleux.

BM : A la fin de ce premier tome, nous attendons bien-sûr la suite avec impatience. Quand pourrons-nous la déguster et que pouvez-vous nous en dire d’ores et déjà ?

*à propos du tome 2 !* CL : Le second tome paraîtra début Mai 2013. Que vous en dire ? L’exercice va être très délicat, car pour ne pas gâcher le plaisir de la découverte je vais devoir rester assez évasive. Je vais cependant essayer... Ce que je puis dire, pour commencer, c’est que comparativement à "la Floraison" qui était un tome où l’on découvrait les personnages et où l’on était progressivement introduit dans l’univers fantastique sous-jacent à notre monde, le deuxième volume entrera plus vite dans le vif du sujet. C’est un fait coutumier dans les sagas. Plus encore dans celles qui prennent réellement le temps de se développer. Or, personnellement, j’adore prendre mon temps. Une bonne histoire ne s’entend, à mon sens, que lorsque les personnages sont denses et le contexte travaillé. Le décor historique sera toujours un élément important du roman, même s’il sera un peu moins présent que dans le premier opus. Bien que je qualifie volontiers cette saga d’« historico-fantastique », il ne faut pas perdre de vue qu’elle est davantage fantastique qu’historique... Les chimères que véhiculent la littérature de l’imaginaire me furent souvent (me sont encore, à dire vrai) de précieux refuges. Mon vœu le plus cher est de faire partager cet onirisme à ceux qui voudront bien me lire, de leur fournir un havre de rêverie égal à ceux que j’ai pu moi-même côtoyer... Le rythme du second tome sera, je crois, différent de celui du premier. C’est voulu. Le monde que je décris n’est pas un monde figé. D’autant moins qu’il est étroitement lié au monde des hommes, à notre monde, qui est, lui, en perpétuel mouvement. Cette différence de tempo explique aussi, en partie, la légère mise en retrait du contexte historique. Ce ne sera pas toujours le cas. Par exemple, dans le troisième tome (sur lequel je travaille actuellement), le contexte historique sera beaucoup plus perceptible. Bien sûr, les interactions entre les personnages, ainsi que leur psyché, seront toujours primordiales. Sur ce point, la tonalité intimiste restera inchangée. Mais bien entendu il y a aura davantage de choses à narrer, puisque les personnages s’étoffent, se révèlent peu à peu, et que je peux commencer à moissonner les graines semées dans le premier opus.

BM : Votre livre est publié chez un petit éditeur, L’homme sans nom (quel nom intéressant !). Est-il difficile de se faire éditer de nos jours chez de grands ou petits éditeurs quand on écrit un livre comme le vôtre ? Que pensez-vous de l’édition actuellement alors que le numérique se développe et l’auto-édition explose ?

CL : Il est très difficile de se faire éditer de façon générale, et, ce me semble, plus particulièrement encore lorsque l’on évolue dans la littérature de l’imaginaire, laquelle est globalement dépréciée par les élites de notre pays. Plus la maison d’édition est grosse, et moindre sont les chances que l’on s’arrête sur votre texte. Si je devais hasarder une théorie, je dirais que cela est dû, d’une part, au fait que de nombreux gros éditeurs préfèrent aller chercher leurs textes hors frontières (quoique ces temps-ci la tendance semble s’inverser, ce qui est une excellente chose) ; et, d’autre part, car ces mêmes maisons reçoivent beaucoup d’ouvrages « présentés », si j’ose dire. C’est-à-dire des textes conseillés par untel ou untel qui a ses entrées dans la maison d’édition. Tout cela ne laisse pas guère de place pour les manuscrits soumis spontanément, je pense. Cela explique certainement le phénomène de l’auto-édition. Par la voie classique, il y a beaucoup d’appelés et très peu d’élus. Or, nous sommes nombreux à nous sentir la fibre littéraire (à tort ou à raison ^^). Ce que je pense de cela ? Comme souvent, il y a du bon et du mauvais. Ce sont les deux faces d’une même pièce : le bon côté de la chose est que cela donne une seconde chance aux œuvres de qualité refusées par les éditeurs traditionnels ; et le mauvais côté de la chose est que puisque tout le monde peut tenter l’aventure, il y a surproduction de titres, de qualité très variable, qui inondent littéralement le marché et dissolvent dans leur masse les textes déjà injustement écartés par les éditeurs classiques. Quant à l’édition numérique, je crois que c’est un secteur d’avenir. Il convient de le penser et de le travailler intelligemment. Cependant, j’espère que cela ne se développera pas au détriment du livre traditionnel. Car pour moi, le livre en tant qu’objet est précieux. Il se collectionne, se chérit. C’est un compagnon de papier qui nous suit parfois des années durant, et qui aura toujours plus de valeur à mes yeux qu’un fichier dématérialisé. Pourquoi ? Eh bien, un simple exemple : comment faites-vous dédicacez un livre numérique ? Avec une tablette graphique ? (sourire) Vraiment, je souhaite qu’il y a ait de la place pour les deux présentations du livre : l’imprimée autant que la numérique.

BM : Avez-vous d’autres projets littéraires en dehors de la poursuite de votre série ?

CL : Oui, j’ai d’autres projets, en effet. Il m’est venu plusieurs idées depuis que j’ai commencé à travailler sur Rose Morte, en plus de celles que j’avais déjà. Toutes sont à classer dans le fantastique, mais aucune autre (pour le moment, en tout cas) dans le sous-genre littérature vampirique. Espérons que j’aurais un jour l’occasion de développer ces divers projets.

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Merci à Callixta pour cette interview :) !

Posté par Céline Landressie à 08:09 - Commentaires [0] - Permalien [#]
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